Menu Principal


Ressources

Formulaire de login

P'tit dej'...

Photos du petit déjeuner pris chez le député BIAOU OKOUNLOLA André
le samedi matin du 5 novembre 2011 :

À table !

Photos du diner offert par le Ministre de l'Intérieur
et des députés BIAOU OKOUNLOLA André et CHABI ZACHARIE Félicien
le vendredi 04 novembre 2011...

 

Première journée...

Tout s'était très bien passé hier :
dix étudiants parrainés et anciens parrainés, Jean Atchadé, Alamou
Samuel, Séraphin Dossoumou, Soulé Akifèwa et son épouse,
Anselme Agbanhoundo, Salomon CHABI étaient à l'aéroport.


Tout ce monde s'est ensuite déplacé avec les quatre hôtes
au "CHANT D'OISEAU", le lieu d'hébergement de la délégation.


Après quelques minutes, les étudiants ont pris congé de la délégation.


Le reste s'est restauré au festival de glaces de Cadjèhoun avant de
raccompagner Maman Kilibo et la délégation de nouveau au "CHANT D'OISEAU".


Ce matin entre 10 h et 11 h,
Jean Atchadé, Séraphin Dossoumou, Soulé Akifèwa et Salomon CHABI,
Maman Kilibo et les quatre adjoints au maire de Joigny
ont été reçu en pompe par Mr le ministre de l'Intérieur, de
la Sécurité et des Cultes,son Excellence Bénoît DEGLA, fils de Ouessè.


Très bons échanges, beaucoup de prises de vues,

un reportage audiovisuel et un mini cocktail de fin ont constitué le menu.


A l'occasion, la délégation jovinienne a offert des cadeaux
symboliques de leur commune et de leur maire
à son excellence Mr le Ministre
qui a par ailleurs accepté l'invitation qui lui a été faite
de visiter Joigny.


Puis vers 11 heures, la délégation a quitté Cotonou pour Abomey-Calavi
où l'attend Mr Alamou Samuel qui lui tiendra compagnie jusqu'à Kilibo.


Au total, dans les deux véhicules qui constituent le mini-convoi,
on retrouve Madame Brayotel, les trois adjoints au maire de Joigny,
Mr Dossoumou Séraphin et Mr Samuel Alamou.


La délégation sera reçue à Kilibo cet après-midi
et le retour à Cotonou est prévu pour vendredi après-midi.


Salomon

Ils sont bien arrivés !

Thérèse, notre Présidente et la délégation municipale de Joigny :
Frédérique, Yann et Nicolas, sont bien arrivés
il y a moins d'une heure à Cotonou.

Compte-tenu des grèves d'AIR FRANCE,
ils n'ont pu s'envoler que ce matin
et non hier,
mais le vol s'est bien passé.

"Accueil à l'africaine" dit Nicolas
donc sans doute avec du monde et haut en couleurs...

Plusieurs étudiants du parrainage sont là :

Jean Atchadé, Samuel Alamou, et Séraphin
étaient sur le pied de guerre
depuis hier afin de les recevoir.

...mail de Sylvie Chevallier du 31/10/11 à 22:25

Joigny-Info de Novembre...

 

Voyage au BÉNIN de la présidente de Joigny-baobab et de son mari...

Du 8 au 22 septembre 2010

Voyage situé sous le signe de l’amitié
puisque le 5ème voyage de Thérèse Brayotel
en 15 années de partenariat
avec le CEG de KILIBO.

Voyage sous le signe de l’amitié
puisque des nombreuses personnes
et de nombreux groupes
ont souhaité la rencontrer.

Voyage sous le signe de l’amitié
puisque en préparation du jumelage
entre les villes de Joigny et celle de Kilibo,
elle était missionnée
par la municipalité de Joigny
pour faire signer aux élus Béninois
le protocole qui déclare les deux villes
« amies ».

Notre périple s'est très bien déroulé,
accueillis très chaleureusement
tant à COTONOU
qu’à KILIBO.

COTONOU a énormément changé,
c’est une grande ville
avec des constructions nombreuses,
modernes,
de grandes avenues
où circulent toujours
des milliers de « zem »
au milieu des voitures.

Grâce à nos partenaires du comité de suivi des parrainages :
Jean ATCHADE, Anselme AGBAHOUNDO, Moïse ATCHADE
les déplacements en ville ont été très faciles.

Accompagnés de notre fidèle Séraphin DOSSOUMOU
et de Noël YAYA ( professeur et animateur du Club Marie-Noël)
nous eûmes deux rencontres marquantes :

L’une avec Samuel ALAMOU ,
président de SAIB ( Soutien aux initiatives à la base à KILIBO)
et plusieurs membres de son conseil,
occasion de faire le point des activités des jardiniers
mais aussi d’évoquer d’autres pistes d’actions
(alphabétisation des femmes, élevage de lapins, assainissement) ,

L’autre avec le groupe des étudiants parrainés et ex-parrainés d’Abomey-Calavi.
Groupe actif, solidaire et bien sympathique.

Le groupe des étudiants de PARAKOU,
rencontré ultérieurement est moins organisé et moins expansif.

Le trajet vers Kilibo nous a montré un pays très vert
en cette saison des pluies tardives mais très abondantes,
de belles cultures,
mais une route très dégradée
sur un grand parcours et un habitat rural qui n’évolue pas.

Accueil traditionnel à Kilibo avec musiciens, danseuses,
allocutions et pot de rafraîchissement.

Puis une rencontre avec le Chef d’arrondissement et les chefs de villages
a permis de commencer à analyser la situation
en regard des 4 axes phares du jumelage :
l’agriculture, la santé, l’éducation et le droit des femmes...
Ceci sera repris lors des rencontres avec chaque groupe.

Le protocole d'amitié a été signé le mercredi 15 septembre
par le maire de OUESSE Monsieur Samuel TAÏO
et le chef d’arrondissement de KILIBO Monsieur Jean ATCHIKPA,
au chef- lieu de la commune, OUESSE, dont KILIBO est un arrondissement.
en présence de tous les Chefs d'arrondissement de la commune
et de la télévision du Bénin.

Ce document en quatre exemplaires
va être signé à Joigny par le Maire de JOIGNY Monsieur Bernard Moraine
et le président de la communauté de commune Monsieur Nicolas SORET.

Visite au CEG en compagnie du Directeur Monsieur Gabriel CHALLA
et du bibliothécaire Monsieur Arouna AFFIDJI.

La salle informatique est vraiment bien installée,
et malgré l‘absence d’électricité,
on peut travailler
et même aller modérément sur Internet
quand le groupe électrogène est en marche.

Parmi la douzaine de jeunes enseignants,
venus malgré les vacances,
nous avons fait connaissance
avec les rédacteurs du journal « le pigeon messager ».
Espérons qu’ils resteront plusieurs années
et s’investiront dans le partenariat.
Ce journal est un vecteur éducatif intéressant.

Outre des besoins en livres ou documents,
nous relevons un manque de mobilier,
certains bâtiments vétustes
et l’érosion de la cour.

Au point de vue formation,
le Directeur va chercher à obtenir la possibilité de mettre en place
une petite formation professionnelle appelée PEDIP.

En ce qui concerne l’agriculture ( 90% de la population ),
la mécanisation ne peut progresser
sans des groupements,
de la formation,
des micro-crédits.
Difficultés de vente,
de transformation,
de transport.

Nous avons dialogué avec le groupe des 11 jardiniers
soutenus par SAIB,
et nous sommes rendu sur les 3 sites qu’ils cultivent.
C’est en pleine évolution,
d’autres souhaitent les rejoindre.
Le groupe est prometteur.

Nous avons rencontré également des forestiers, un apiculteur
qui oeuvrent pour des replantations et une bonne exploitation de la forêt.

Au point de vue santé,
le dispensaire et la maternité sont très bien tenus .
Un besoin énorme de sensibilisation,
de prévention et d’éducation
est à faire auprès des toutes jeunes filles
pour éviter les trop fréquentes maternités précoces actuelles.

La sage-femme
et d’autres comme la directrice de la radio locale de Ouessé,
une religieuse, l’association des parents d’élèves du CEG
s’en soucient sérieusement.

Pour les femmes,
les conditions de vie restent rudimentaires,
leur souci est de produire et de transformer les produits
avec plus de facilité
pour nourrir leurs enfants
et être moins dépendantes des hommes.
Elles sont souvent groupées
et ont besoin de petites machines
(décortiqueuse de riz, égreneuse à maïs, grandes bassines, ….)

On nous a parlé de production de jus d’anacarde,
de confiture de mangues.

Beaucoup ont du micro-crédit de l’ETAT,
ce qui devrait les amener à une alphabétisation .

Elles ont souvent peur de s’exprimer en Français,
même celles qui ont participé au défilé de mode.

90% des enfants vont à l’école primaire,
même les filles.
Deux institutrices sont bénévoles.

En prévision de l’électrification,
des voies ont été ouvertes de part et d’autre du goudron
et délimitent des quartiers.
La ville paraît moins « désordonnée »,
mais l’environnement est toujours aussi négligé.

Nous espérons que les petites pistes éducatives
que nous avons émises :
concours de propreté et de plantations dans les écoles
et concours de propreté dans les quartiers,
seront relayées.

JOIGNY et KILIBO « Villes amies », que les amitiés naissent et se développent !

 

Le maire de Ouessé à Joigny !

Le 19 novembre 2009, monsieur Samuel TAÏO, maire de Ouessé du groupement de communes dont Kilibo, est venu à Joigny dans le cadre de la préparation d’un jumelage Joigny-Kilibo.

Une visite très courte, à peine 20 heures, mais les échanges ont été très denses.

 

 

 

Deux rencontres de travail l’une avec une délégation de Joigny-baobab...

 

 

...et l’autre avec le Maire de Joigny, Monsieur Bernard Moraine et deux de ses adjoints
Monsieur Nicolas Soret et Madame Brigitte Esnée.

 

 

Après un échange de cadeaux, un projet de protocole d’amitié a été présenté.

Des projets de voyage ...

Nicolas SORET à KILIBO !

Discours de M. Soret :

Discours prononcé le samedi 14 février 2009 à KILIBO (Bénin)

 

Monsieur le Maire de Ouessé,

Monsieur le chef d’arrondissement de Kilibo,

Votre majesté, Balley de Kilibo,

Monsieur le Président de l’association de développement de Kilibo, Cher Moïse,

Mesdames et Messieurs, Chers habitants de Kilibo,

Chers amis, EKALE !

 

Merci beaucoup pour cet accueil ! Je dois vous dire que c’est avec une immense émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui, au nom de Bernard MORAINE, le Maire de Joigny. Une émotion emplie d’honneur et de fierté pour l’accueil que vous nous avez réservé.

 

Le partenariat Joigny-Kilibo, c’est avant tout l’histoire d’une aventure humaine. Et l’émotion qui m’emplit à cet instant, j’aurais aimé la partager avec deux personnes auxquelles je pense immédiatement. Deux personnes qui, il y a presque 15 ans, ont fait le choix de donner de leur temps, de leur énergie, de leur travail, de leur intelligence pour mettre en œuvre leurs valeurs partagées de solidarité et de justice. Deux personnes qui, se rencontrant au sein du collège Marie Noël, ont décidé de créer ce partenariat entre Joigny et Kilibo. Deux personnes dont le plus grand des talents a été d’entraîner dans leur sillage de nombreux bénévoles, aujourd’hui réunis au sein de l’association Joigny-Baobab pour que vive ce partenariat. Ces deux personnes, ce sont Thérèse BRAYOTEL, « Maman Kilibo » selon le petit nom affectueux qu’on lui donne ici, et Jonas GABA, qui est un enfant de votre village.

 

Jonas était enseignant de physique au collège Marie Noël de Joigny. Je connais Jonas depuis de nombreuses années. Et, à l’instant présent, à l’instant même où je m’exprime devant ses frères, j’ai une pensée appuyée pour Jonas. Je repense à toutes ces longues discussions que nous avons eues, au cours desquelles il me parlait du « plus beau pays du monde ». Car Jonas Gaba ne cite jamais le nom de son pays, et ne le désigne que par ce qualificatif de « plus beau pays du monde ». Et si jamais un imprudent s’aventure à lui demander « mais de quel pays parles-tu ? », il est très vite tancé d’ignorance : le Bénin, bien-sûr !

 

Mais je n’oublie pas aussi que si Thérèse et Jonas, rejoints par de nombreux autres, ont réussi à porter depuis bientôt 15 ans ce partenariat, c’est parce qu’ils ont pu trouver, ici, de solides et brillants appuis. Je souhaite remercier, pour tout le travail qu’ils abattent, Moïse et Jean Atchadé, responsables d’IREKPO, Samuel Alamou et Séraphin DOSSOMOU, véritable cheville ouvrière de nos échanges, indéfectible pilier de notre partenariat. Bravo à eux ! Qu’ils soient remerciés pour leur constance et leur sympathie.

 

Le partenariat Joigny-Kilibo, c’est aussi l’histoire de nombreux succès. Je ne reviendrai pas sur les propos du directeur du collège d’enseignement général de Kilibo qui a repris avec acuité l’ensemble des réalisations depuis 1995. Mais je soulignerai la qualité de ce partenariat qui aura permis la construction et l’équipement d’un beau laboratoire de physique-chimie et de sciences naturelles au sein du collège, l’équipement en livres de votre bibliothèque, le cofinancement de la construction et de l’équipement de la salle polyvalente, la mise en place d’un système de parrainage qui, grâce à des habitants du grand Jovinien récemment rejoints par des Béninois, permet à des étudiants méritants de Kilibo, titulaires de leur baccalauréat, de s’engager dans des études supérieures coûteuses. Les projets ne manquent d’ailleurs pas : le CEG pourra bientôt disposer d’une cyber-base et j’irai demain visiter le projet « jardins » dont on m’a déjà dit tout le bénéfice qu’il apporte à la population.

 

C’est fort de ces relations, fort de ces réalisations, comme une consécration du travail qui a été accompli des deux côtés de la Méditerranée depuis 15 ans, que Bernard Moraine, le Maire de Joigny, a demandé à Miren Mativet-Kerbrat, son adjointe déléguée au jumelage, entourée de quelques élus, de réfléchir à l’idée d’un jumelage entre Joigny et Kilibo. C’est en son nom, aujourd’hui, en marge d’un déplacement professionnel qui m’amenait au Bénin, que je suis venu discuter avec vos élus de l’éventualité de ce rapprochement.

 

Joigny a déjà tissé des liens privilégiés avec quelques villes de par le vaste monde. Joigny est en effet jumelée avec des villes des Etats-Unis, d’Angleterre, d’Allemagne et d’Italie. Des pays du Nord, à culture occidentale. Le jumelage avec Kilibo, s’il aboutit, ne ressemblera à aucun autre.

 

Nous vous proposons un accord gagnant-gagnant, loin des abus inqualifiables qui ont émaillé les relations franco-africaines dans les décennies passées. Un accord qui ne soit ni tutelle, ni assistanat, mais un véritable accord de co-developpement.

 

Vous savez, à 28 ans, j’appartiens à une nouvelle génération d’élus. Une génération qui n’a connu ni la colonisation ni la décolonisation. Une génération qui, par contre, a grandi dans la construction de l’Union Européenne et qui au plus profond d’elle-même est convaincue de la nécessité du rapprochement entre les Etats, entre les peuples.

 

Alors, si je sais, si je n’oublie pas tout ce que la France doit à l’Afrique, une part de sa liberté, une part de ses richesses, vous accepterez que je ne verse ici ni dans la culpabilité ni dans le repentir. Car ce que je veux vous proposer, c’est que Joigny et Kilibo de tournent vers l’avenir pour construire un futur commun.

 

L’accord doit être gagnant pour nos deux parties, comme le sont tous les jumelages que Joigny a contractés. Et vous avez tant à nous apprendre !

 

Au cours de ma dernière lecture, j’ai relevé cette phrase « Ils ont échoué, car ils n’avaient pas commencé par le rêve ». Mon rêve à moi, c’est qu’aucun jeune Jovinien ne puisse grandir sans la connaissance qu’il y a, ailleurs sur sa planète, des hommes et des femmes qui vivent différemment, des hommes et des femmes qui ont leur culture, leur histoire, leur tradition, leurs organisations sociales, leurs bonheurs et leurs difficultés. Et c’est à ce titre que nul ne revient indemne d’un voyage sur votre continent : cette richesse humaine, spirituelle, ces liens sociaux, cette solidarité quotidienne, ce rapport au temps, à la nature, aux autres, tout cela laisse à réfléchir à quiconque a été pétri des valeurs du monde occidental. Et nul ne peut revenir d’un voyage Africain sans se demander où, finalement, est réellement l’essentiel.

 

A Joigny, dans notre équipe, nous avons une conviction : c’est en acceptant l’autre dans ses différences, c’est en faisant cet apprentissage de l’altérité que l’on fait grandir les âmes et évoluer les Hommes. Connaître l’autre dans sa différence, c’est le respecter et c’est construire la paix. Le racisme est fait d’ignorance et c’est l’ignorance qui créé les peurs, les fantasmes et qui pousse au repli. Mais, inversement, accepter l’autre dans sa différence est un combat, un combat quotidien qui mérite d’être mené et que nous avons décidé de mener à Joigny. « La différence est notre richesse » comme le proclamait récemment une exposition photographique consacrée aux habitants de Joigny.

 

Cet accord de jumelage doit aussi être gagnant pour Kilibo. Le sentiment que nous partageons, à Joigny, est que notre partenariat doit, dans la mesure de nos moyens, permettre aux habitants de Kilibo d’accéder aux droits fondamentaux. Dans les discussions que nous aurons tout à l’heure avec vos autorités, je proposerai donc quatre axes de travail à notre jumelage :

- la santé. Le droit à l’accès aux premiers soins est le premier des droits fondamentaux sur lequel nous souhaitons travailler avec vous.

- l’éducation. J’ai été heureux d’apprendre que l’école maternelle, élémentaire et primaire avait été rendue gratuite au Bénin il y a deux ans. Espérons qu’elle soit rendue un jour obligatoire, ce que j’ai eu l’occasion de dire à Monsieur le Ministre de l’Education vendredi soir.

 

Avec Bernard Moraine, nous accordons la même priorité à l’éducation. Chaque enfant que l’on éduque est un Homme que l’on construit. L’éducation est synonyme d’émancipation, qui est synonyme de liberté. Il n’y a pas de hasard à ce que Thérèse Brayotel et Jonas Gaba aient avant tout consacré leurs efforts à permettre de créer les conditions d’un meilleur enseignement à Kilibo. Et nous sommes résignés à appuyer cette démarche. Mais, au delà, le deuxième enjeu qui vous attend, est de faire en sorte que vos populations, formées et qualifiées, permettent une amélioration plus globale de la situation du pays.

 

Nous avons eu cette discussion avec Jonas, Moïse, Jean, Samuel et d’autres : je suis un opposant farouche à la politique d’immigration sélective, telle qu’elle est mise en place par un certain nombre de pays européens. Le Bénin ne peut dégager de nouveaux moyens pour investir dans l’intelligence humaine et voir ses élites partir, ses ingénieurs, ses professeurs et ses médecins happés par les pays occidentaux, eux-mêmes incapables de dégager suffisamment de moyens pour former suffisamment de soignants, par exemple.

 

 

- troisième axe sur lequel nous souhaitons œuvrer : l’agriculture. J’avoue que je suis un peu triste d’apprendre que dans cette région, il est moins cher d’importer du riz du Nigéria voisin que de le produire localement. Unissez-vous, regroupez-vous ! Formez une coopérative d’exploitants, ici, à Kilibo ! Pour vous y aider, je prends l’engagement de solliciter l’aide des jeunes agriculteurs de l’Yonne, notre département français. Il est surement possible de vous apporter une aide double : une aide en ingénierie et une aide matérielle.

 

Par ailleurs, là aussi, je connais vos besoins de formations pour qualifier des jeunes travailleurs aux métiers de la terre. Permettre aux familles de se nourrir, d’abord, et de vivre, ensuite, de l’agriculture est aussi une façon de fixer les populations sur leurs territoires et d’enrayer un exode rural qui surpeuple les villes sans possibilité de plein intégration du flux incessant des nouveaux arrivants.

 

- quatrième et dernier axe sur lequel nous souhaitons œuvrer et qui est tout à la fois un souhait émis par Bernard Moraine et surtout par notre adjointe Miren Mativet-Kerbrat : le droit des femmes. Je sais aussi que Thérèse Brayotel, Sylvie Chevallier et d’autres Joviniennes de Joigny Baobab y sont attentives. En France, nous n’avons, là encore, aucune leçon à donner : le droit de vote des femmes françaises a été acquis plus d’un siècle après celui des hommes et il a fallu une loi, il y a dix ans, pour assurer l’égal accès des femmes et des hommes aux fonctions électives. Et il reste encore du chemin… Pour autant, nous souhaitons que sur chacun des trois premiers axes (santé, éducation, agriculture), la place des femmes ne soit pas oubliée - conditions de soins et d’accouchement, égal accès à l’éducation et à la formation professionnelle…

 

Voici, Monsieur le Maire, Monsieur le chef d’arrondissement, Votre Majesté, chers amis, les pistes de travail que je vous soumets au nom de Bernard Moraine pour construire un jumelage entre nos deux villes.

 

En ce jour de célébration de l’amour, en cette Saint-Valentin, je vous adresse à nouveau, Mesdames et Messieurs, du fond du cœur, mes chaleureux remerciements pour ce magnifique accueil.

 

Vive Kilibo !

Vive Joigny !

Et longue vie à notre partenariat !

 

Nicolas SORET

Président de la Communauté de Communes du Jovinien

Maire-adjoint de Joigny.

Formation informatique (suite)

25 août 2008 : Nicolas et Amélie sont de retour du Bénin, enchantés de ce qu’ils ont vécu à Kilibo. Nicolas remercie JOIGNY BAOBAB,  Séraphin DOSSOUMOU et toutes les personnes rencontrées à KILIBO et au Bénin pour le bon déroulement de leur séjour… trop court !

Nicolas et Amélie durant le stage informatique au CEG ont pu utiliser dix ordinateurs dont cinq pourraient fonctionner avec Internet.

Cinquante-huit stagiaires (58) dont 11 femmes ont suivi le stage.  Ils ont été efficacement aidés par M. Émile CHABI, fort compétent en la matière.

Après quelques cours théoriques, les stagiaires ont travaillé avec le logiciel Word la première semaine puis Excel la seconde.

Une attestation de suivi de stage a été délivrée aux stagiaires.

Un petit manuel d’utilisation de l’ordinateur, Windows, Word et Excel (de 70 pages) va être édité pour laisser un écrit des cours dispensés.

La formation a été donnée gratuitement aux stagiaires puisqu’offerte par JOIGNY BAOBAB, elle coûte environ 50 000 frs CFA à COTONOU.

Nos formateurs pensent qu’il est important de conserver la pratique après les cours.

 Au CEG, compte tenu des trois imprimantes qui fonctionnent Nicolas pense que le service des impressions de documents pourrait être payant à la feuille et les gains serviraient à alimenter le groupe électrogène nécessaire au fonctionnement du parc informatique.

A étudier également, la possibilité d’un réseau en intranet pour toutes sortes de documentations que Joigny-baobab pourrait fournir au CEG.

Nicolas et Amélie nous font part de différentes rencontres, visites et impressions lors de leur séjour. Amélie remarque avoir fait un voyage « dans un monde d’hommes », les femmes étaient peu représentées.

 

Les 2 formateurs comme les stagiaires et les responsables de Kilibo souhaitent qu’une telle expérience soit renouvelée !!!

 

 


 

 


Lettre de remerciements de Jean Atchadé
Lettre de remerciements de Jean Atchadé

 

 

 

 

Formation informatique au Bénin

Nicolas et Amélie sont arrivés à Cotonou hier soir 4 août,
ils seront à Kilibo pour 2 semaines
où ils assureront une formation en informatique au CEG à partir de jeudi 7 août.

Les stagiaires sont :
les élèves du club Marie Noël,
nos étudiants parrainés,
des enseignants
et des personnels administratifs.

Merci à nos amis du Club Marie Noël,
à l'association IREKPO
et à Séraphin
pour la préparation et l'organisation de cette formation.

Merci au Conseil Régional de Bourgogne
qui participe au financement de cette action.