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Le nouveau Kilibo

Mon dernier séjour à Kilibo

Le mardi 26 février 2013, il m’a été demandé de suivre le camion qui convoyait à KILIBO le contenu du dernier conteneur offert à la jeunesse béninoise et aux populations de notre pays pour son épanouissement. Pris de court ; j’ai accepté spontanément d’apporter ma modeste contribution aux œuvres humanitaires que mène l’Association Joigny Baobab depuis des années. J’ai passé à KILIBO quatre jours. Pendant ce temps, j’ai eu à visiter le CEG de Kilibo son terrain de sport mieux aménagé que par le passé au moment où j’y étudiais. J’ai noté beaucoup de changements tels que la propreté de la cour, le terrain de sport bordé d’arbustes qui l’ont enjolivé. J’ai constaté que les élèves l’occupaient presque à tout moment. Ils étaient en t-shirt du collège. C’est un aspect nouveau qui témoigne de l’effort des autorités, des élèves et probablement de l’apport des parents et peut-être de certains donateurs. Mon ancien établissement est devenu beau après seulement quelques mois de ma dernière visite.

En effet, la ville de Kilibo aussi a subi un changement positif. J’ai vu de mes propres yeux ce qui était attendu depuis des années : l’éclairage électrique de ce milieu. Chaque soir à partir de 18h 30, les lampadaires sont allumés le long de la voie inter-état et un peu partout dans des rues intérieures. Environ 14 rues sont éclairées.

Notons qu’il y a des rues non éclairées et qui ne sont pas encore traversées par les fils électriques alors que les poteaux sont déjà mis en place. Certaines voies n’ont même pas encore de poteaux électriques. Espérons que ces poteaux en réserves offriront la même joie aux populations qui en bénéficient déjà. 

Un peu partout où se trouvent les lampadaires se regroupent des vendeurs et des acheteurs de l’igname pilé, du haricot, du voandzou et bien d’autres choses. Je pense que cela leur fait plaisir puisque tout le monde exprime sa joie. En tout cas la plupart de ceux que j’ai rencontrés en parlent comme un évènement important. C’en est vraiment un. L’éclairage de la ville permet aussi à ceux qui dormaient tôt de continuer le travail. Je veux parler des tailleurs des coiffeurs et coiffeuses, bref des artisans.

Certains élèves sont désormais très fiers de bien apprendre leurs leçons dans la nuit sous les lampadaires comme dans la journée puisque tout est devenu claire. Je crois que la venue totale de l’électricité pouvait influencer positivement le résultat scolaire à Kilibo. C’est très facile de dormir en apprenant avec une lanterne qu’en utilisant l’énergie électrique. Bravo pour l’effort fourni.

Je pense qu’il y a encore beaucoup à faire, puisque les compteurs ne sont pas encore placés pour permettre l’éclairage des domiciles, et l’alimentation des appareils ou outils de travail tels que les réfrigérateurs, la télévision, certaines machines à coudre, et même les grosses machines des entreprises consommatrices d’énergie électrique. 

Amicalement. 

David Aoga.